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Yuppies versus Hipsters : l’underground d’hier et d’aujourd’hui

Adam Harper

Thrash-Metal, orgies pop et gesticulations outrées : manifeste de l’immodéré et du déraisonnable

Lelo Jimmy Batista

Musique numérique : pour quoi faire ?

Guillaume Heuguet

La world n’est plus de ce monde

Johan Palme

La "nébuleuse Drexciya" : une musique conceptuelle ?

Quentin Delannoi

Faustus et moi : L’inauthenticité de la pop

Agnès Gayraud

Les rouleaux de bois (nouvelle)

Tristan Garcia

Yuppies versus Hipsters : l’underground d’hier et d’aujourd’hui
Adam Harper
Les textes d’Adam Harper sont de bons antidotes contemporains à la prolifération des discours sur une hypothétique « rétromania ». Collaborateur de Wire et Dummy Magazine, il a publié chez Infinite Music : Imagining The Next Millenium of Human Music-Making, un essai stimulant qui prend acte de l’histoire des théories de la musique pour proposer un modèle ouvert à toutes ses potentialités. Dans cet article, il s’appuie sur ses recherches en cours à l’université d’Oxford à propos de l’underground des années 80, pour relativiser l’explosion des échanges souvent associée à l’apparition d’Internet et en questionner la dimension politique.
Thrash-Metal, orgies pop et gesticulations outrées : manifeste de l’immodéré et du déraisonnable
Lelo Jimmy Batista
Lelo Jimmy Batista est journaliste au magazine New Noise, président de l’Amicale des Fans de Nicolas Cage et principal responsable, via son blog « J’irai verser du nuoc-mam sur tes tripes », d’une mauvaise conscience partagée chez les professionnels du publi-rédactionnel. Nous lui avons demandé si le complexe des musiques metal n’avait pas remplacé l’indie comme avant-garde rock. Il a fait semblant d’avoir la réponse et nous a finalement rendu une autofiction qui bifurque vite vers un manifeste esthétique en faveur de l’année 1988 dans la pop, entre Slayer, Public Enemy et l’acid-house.
Musique numérique : pour quoi faire ?
Guillaume Heuguet
Evoquée depuis les balbutiements d’Internet, l’idée de données dématéralisées en libre circulation n’en finit plus d’être répétée. Appliquée à la musique, elle nourrit des discours qui dépassent le simple constat : en exagérant à peine, le « cloud » invisible et fantasmé serait devenu le seul et unique milieu naturel de l’écoute, et la musique qu’il rend disponible ne saurait manifester autre chose que les propriétés d’un « environnement virtuel ». Or, l’expérience de la musique comme l’observation des formes qui peuplent le web offre chaque jour des éléments de lecture nettement moins homogènes que voudrait laisser croire ce nouveau dogme paramusical. Reboot en forme de redéfinition des termes et de réévaluation des enjeux, par Guillaume Heuguet, corédacteur en chef d’Audimat et chercheur en sciences de la communication au Celsa.
La world n’est plus de ce monde
Johan Palme
Cela fait bientôt dix ans que les nouvelles musiques urbaines du Sud fascinent les branchés du Nord. Baile funk brésilien, coupé-décalé ivoirien, kuduro angolais … Dans les clubs « d’ici » ont résonné ces grooves « d’ ailleurs » qui ont eu le mérite de proposer autre chose à entendre que de la dance music en pilotage automatique. Reste maintenant à définir, au-delà de l’excitation procurée par ces sons conçus et pensés autrement, la valeur esthétique et politique que leur confère les intermédiaires américains ou européens qui les importent. Journaliste à Stockholm, Johan Palme a tenu de 2007 à 2012 le blog Birdseed Tunedown, une activité qui l’a vu intégrer une génération d’amateurs et DJ investis dans une mise en avant du « global » et du « ghetto », bien décidés à dépasser les clichés du principe de « world music » né dans les années 80, sans y parvenir tout à fait. Il revient ici pour Audimat sur les problèmes posés par sa démarche.
La "nébuleuse Drexciya" : une musique conceptuelle ?
Quentin Delannoi
Là où le rock (progressif et psychédélique, en particulier) a régulièrement produit des concept-albums voire des concept-groups, en techno l’affaire semble en revanche entendue : nous n’aurions affaire qu’à une musique instrumentale, donc automatiquement abstraite et fonctionnelle, à écouter comme telle, et que seul son contexte de production relierait au monde, comme lorsqu’on insiste sur le modèle d’une « techno de Detroit ». Que faire pourtant des métaphores scientifiques et autres connotations SF qui parcourent l’appareil textuel de la techno des années 80 et 90 ? Comment comprendre le recours systématique aux images fantastiques et aux concepts (et donc aux « concepttracks ») d’un groupe aussi emblématique que Drexciya ? Quentin Delannoi, jeune chercheur en lettres modernes, décrit comment, en prenant au sérieux ces « clés » thématiques, il s’agirait moins de réduire la musique à un sens univoque que de s’orienter à l’intérieur de celle-ci et de se montrer fidèle au projet de Stinson et Donald.
Faustus et moi : L’inauthenticité de la pop
Agnès Gayraud
La théorie sociologique et les cultural studies ont facilement évincé, sous prétexte d’élitisme et d’archaïsme, les positions de Theodor W. Adorno, philosophe majeur de l’Ecole de Francfort et pourfendeur du formatage, de la musique légère et de la Kulturindustrie. Malheureusement, les conséquences de ces attaques en partie justifiées sont celles d’un certain relativisme, selon lequel la musique pop ne serait qu’un objet de consommation comme les autres. Elle continue donc d’être déconsidérée par ceux qui se préoccupent de formes artistiques apparemment moins dépendantes des circuits médiatiques. Pour Agnès Gayraud, chanteuse du groupe La Féline et auteur d’un livre sur Adorno et la pop music à paraître chez François Bourin, il faut accepter le reproche d’inauthenticité qu’adresse Adorno à la pop, pour y voir une chance du point de vue esthétique, et même ébaucher l’hypothèse d’une critique de l’inauthenticité opérée par la musique elle-même.

« Une sociologie critique de la musique devra rechercher dans le détail pourquoi, aujourd’hui, autrement qu’il y a encore cent ans, la musique légère est mauvaise, doit être mauvaise sans exception. »
Les rouleaux de bois (nouvelle)
Tristan Garcia
Normalien et docteur en philosophie, Tristan Garcia poursuit en parallèle ses oeuvres philosophiques et littéraires, depuis le succès de La meilleure part des hommes (prix de Flore 2008), un roman qui mettait en scène une génération marquée par l’arrivée du sida. Après un court essai sur la série Six Feet Under, il relie pour la première fois son écriture à sa passion pour la musique. Entre mythologie et dérision par l’anecdote, vertige spéculatif et ravissement sensible, le rock y est à la fois condamné et sauvé par les logiques obsessionnelles.
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